Décors Guillochés

L'étampage

Apparu dans la seconde moitié du 20ème siècle, l’étampage a tout de suite représenté une alternative commercialement attrayante, notamment pour décorer les cadrans. Il s'agit d'un procédé de frappe (sur balancier ou presse) consistant à creuser ou à emboutir le métal par forte pression à partir d'une matrice en acier contenant le décor. La matrice de base est souvent guillochée à la main. Le décor frappé apparaît alors inversé sur la pièce finale par rapport à l'étampe. Les zones non décorées, comme les légendes, sortent en creux alors qu’habituellement elles se situent au niveau du décor. Afin de pallier cette inversion, on a récemment développé des méthodes permettant de frapper une matrice en acier à partir de l'étampe de base (appelée «origine») et ainsi obtenir un outil inversé. Il est également possible de refaire un outil de frappe par électroformage à partir de l'original. Il faut noter que ces techniques d'inversion sont relativement longues et coûteuses, pouvant faire perdre de son intérêt économique à la frappe.

Au niveau de l'aspect, malgré la forte ressemblance avec des décors guillochés, les spécialistes ne retrouvent pas dans les cadrans frappés le jeu de lumière extraordinaire spécifique au guillochage. Par ailleurs, il est important de rappeler que le terme «guillochage» devrait être réservé à des décors gravés, où on a enlevé de la matière selon la définition donnée plus haut.